Ségolène Royal opposée à l'immigration choisie et pour la régularisation des enfants de sans-papiers

Ségolène Royal opposée à l'immigration choisie et pour la régularisation des enfants de sans-papiers
--par Stéphanie Lacaze--

NANTES (AP) -- Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle, a dénoncé jeudi l'immigration choisie prônée par Nicolas Sarkozy, souhaitant une régularisation des enfants de sans-papiers et un accroissement de l'aide au développement des pays pauvres.
A l'occasion du Forum mondial des droits de l'Homme qui se déroule à Nantes, la présidente de la région Poitou-Charentes a signé une pétition pour la régularisation des enfants de sans-papiers sur le stand de l'association "Enfants étrangers Citoyens solidaires".
"Les enfants n'ont pas à faire les frais de l'improvisation ou de l'imprévision des politiques qui sont mises en place", a déclaré Mme Royal. "Il y a des dossiers qui sont dans les préfectures et les familles doivent recevoir rapidement une réponse claire", a-t-elle demandé.
Aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy "fait face à une situation qu'il n'a pas gérée, qu'il n'a pas anticipée. Dans ces questions là, on est face à des enfants, des hommes et des femmes et c'est dans le respect mutuel qu'on règle un certain nombre de choses", a-t-elle dit.
De plus, "ce n'est certainement pas par l'immigration choisie, qui va poursuivre une politique néo-coloniale en allant choisir dans les pays d'origine ceux qui nous arrangent, que l'on mettra fin à ce problème", a poursuivi la candidate à l'investiture socialiste.
"Les puissances coloniales ont suffisamment exploité ces pays; on ne va pas continuer en prenant leur main d'oeuvre bien formée", a-t-elle conclu.
Pour Ségolène Royal, la question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. "C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine", a-t-elle assuré en ajoutant "qu'il faut réussir le développement des pays pauvres. La plupart de ces pays ont l'énergie solaire, il faut leur apprendre à l'utiliser".
A propos des aides au développement, Ségolène Royal s'est dit convaincue qu'il faut voir les choses de façon différente. "Les aides n'arrivent souvent pas aux destinataires, je l'ai expérimenté en tant que ministre de l'Environnement" en 1992-1993, a-t-elle affirmé en citant l'exemple du Mali où elle s'était rendue à l'époque pour constater que les aides de l'Etat français n'avaient pas été distribuées. AP

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 11:46

Absence du blog

Pour des raisons professionnelles, le blog n'a pas été actualisé pendant 1 mois. Merci de m'en excuser.

Un article est mis à jour aujourd'hui.

Prochaine mise à jour : dans un mois.

Bien Cordialement.
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# Posté le vendredi 14 juillet 2006 11:45

Ségolène entartrée...

"Un homme, profitant de sa grande taille, a jeté (...) une tarte avec beaucoup de crème et une seule fraise" sur Royal, a raconté Denis Leroy, président du Comité régional du tourisme et proche de la candidate à la candidature socialiste.

L'élue "a pris la chose à la rigolade mais s'est tout de même dirigée vers le jeune homme pour lui dire : 'Je ne sais pas qui vous êtes, mais ce que vous avez fait, ça n'est pas un acte de courage, c'est une agression'" a ajouté Denis Leroy.

Ségolène Royal compte porter plainte.

VOS REACTIONS du Forum

L'entarteur est un "héro" (sic) selon les jeunes UMP de l'Orne !
17 juin 2006
On savait déjà que les jeunesses sarkozystes n'étaient pas très fines, notamment quand on les voit se pâmer devant leur champion.

On savait qu'ils n'étaient pas trop capables de réfléchir bien loin...

On savait que dans l'Orne -département rural et socialement sinistré- on s'ennuie beaucoup...

Mais de là à penser que les jeunes sarkozystes de l'Orne étaient aussi atterants, on ne l'imaginait pas...

Voyez donc leur réaction à l'entartage de Ségo : une animation Flash à 2 balles pour entarter Ségo, l'entarteur qualifié de "héros" (au passage signalons leur que héros prend un "s", même au singulier, enfin bon inutile de s'apesantir sur toutes leurs fautes d'orthographe, il y en a beacoup trop), et l'on sent poindre le regret que l'auteur de l'acte ait été placé en garde à vue...

http://www.jeunesump61.com/article.php ?sid=70&thold=0

Royal à la crème
17 juin 2006, par Karim
ça peut paraitre être anodin et amusant, c'est la première impression que j'ai eu, mais ça peut être traumatisant et je considère ça effectiveent comme une agression, aussi j'ai vu les images, elle a presque rien reçu (en plus elle a pris ça avec le sourire, malgré tout) et le plus gros c'était sur ses fringues, ; elle presque rien eu sur le visage, zéro pointé pour l'entarteur qui était déjà connu de la police visiblement pour plusieurs autres entartages, notamment sur le maire de la ville....enfin pour le coup elle a raison, c'est un peu lâche - jsuis pas "ségoléniste" mais ce genre d'acte + toutes les petites phrasres et les caricatures dont elle est l'objet comment à m'exaspérer sérioeusement, ça me donne plutôt envie au moins de ma défendre, et ptètre même de la soutenir
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# Posté le samedi 17 juin 2006 14:26

Royal : oui au mariage et à l'adoption homosexuels

La présidente de Poitou-Charentes veut avancer «avec prudence» mais reconnaît aux personnes de même sexe le droit de porter un «projet parental».




ELLE EST pour, avec des précautions. Perspective 2007 oblige, Ségolène Royal a évolué sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et sur leur droit à l'adoption. Elle, qui était réservée, a repris à son compte ces propositions du projet socialiste : «Bien sûr qu'on le fera, le mariage», a-t-elle dit en meeting à Lille. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé», a-t-elle redit vendredi dernier sur France Inter. Pour être encore plus claire, elle l'affirmera dans une interview au magazine gay Têtu, à paraître le 20 juin.

Mais «la façon de faire compte autant que l'objectif», expliquait-elle vendredi, en marge d'un déplacement en Vendée. Pour elle, le mariage, hétéro ou homosexuel, doit s'insérer dans un «projet». Quoi qu'il en soit, si elle était élue, elle agirait avec prudence, «dans le respect des uns et des autres». Tout en s'étonnant de la revendication par les gays «d'une institution bourgeoise» comme le mariage, elle ajoute, mi-sérieuse : «Après, il faudra penser au divorce !»

«Boutin de gauche»

Après avoir hésité et pris des contacts, elle a finalement renoncé à participer, samedi, à la Gay Pride, organisée à Lyon. Elle craignait que cette première participation à une «marche des fiertés» soit perçue comme trop «démagogique». «Les clarifications en cours sont encore trop timides pour pouvoir apparaître à une marche», estime aussi le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), Alain Piriou. Royal, pendant un temps, a en effet été présentée par certaines associations homosexuelles comme une «Boutin de gauche». Le premier secrétaire François Hollande devrait, en revanche, participer au défilé parisien le 24 juin.

Cherchant à corriger son image, Ségolène Royal rappelle volontiers : «C'est moi qui, dans les faits, ai créé l'homoparentalité, avec la loi sur l'autorité parentale.» Sans encore promettre explicitement un droit à l'adoption, elle souligne que «ce qui compte, c'est la qualité du projet familial», qu'il soit formulé par des personnes de sexes différents ou du même sexe.

Sur la question du mariage homosexuel, la présidente de Poitou-Charentes a toujours semblé en retrait, mettant en garde, en 2004, contre «la confusion des repères». Aujourd'hui encore, elle entoure ses interventions de précautions : tout en plaidant pour le «principe d'égalité», elle préfère parler «d'union» plutôt que de mariage.

«Un peu plus d'angoisse qu'avec les autres»

Mais la candidate sait que les associations gay ne s'en satisferont pas. «Avec Ségolène Royal, on a un peu plus d'angoisse qu'avec les autres candidats sur leur détermination à mettre en oeuvre ces propositions», estime Alain Piriou. Il est néanmoins satisfait des efforts réalisés dans leur direction par la candidate Royal.

Le PS, dans son ensemble, a évolué sur les questions du mariage gay et de l'homoparentalité depuis deux ans. Les présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, et le premier secrétaire François Hollande disposent même depuis le printemps d'une proposition de loi toute rédigée qui «ouvre le mariage aux couples de même sexe avec toutes ses conséquences». «Le mariage peut être contracté par deux personnes de sexes différents ou de même sexe», stipule le texte, qui sera présenté demain par le député de Paris Patrick Bloche. En ce qui concerne l'adoption, il affirme que «l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du candidat à l'adoption ne peut être un motif opposable à sa requête ni ne peut motiver un retrait d'agrément». Allant au-delà de la position du PS, le texte prévoit qu'une «même ouverture est proposée pour l'accès au dispositif d'assistance médicale à la procréation pour les couples mariés, pacsés, ou concubins stables».


La présidente de Poitou-Charentes veut avancer «avec prudence» mais reconnaît aux personnes de même sexe le droit de porter un «projet parental».




ELLE EST pour, avec des précautions. Perspective 2007 oblige, Ségolène Royal a évolué sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et sur leur droit à l'adoption. Elle, qui était réservée, a repris à son compte ces propositions du projet socialiste : «Bien sûr qu'on le fera, le mariage», a-t-elle dit en meeting à Lille. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé», a-t-elle redit vendredi dernier sur France Inter. Pour être encore plus claire, elle l'affirmera dans une interview au magazine gay Têtu, à paraître le 20 juin.

Mais «la façon de faire compte autant que l'objectif», expliquait-elle vendredi, en marge d'un déplacement en Vendée. Pour elle, le mariage, hétéro ou homosexuel, doit s'insérer dans un «projet». Quoi qu'il en soit, si elle était élue, elle agirait avec prudence, «dans le respect des uns et des autres». Tout en s'étonnant de la revendication par les gays «d'une institution bourgeoise» comme le mariage, elle ajoute, mi-sérieuse : «Après, il faudra penser au divorce !»

«Boutin de gauche»

Après avoir hésité et pris des contacts, elle a finalement renoncé à participer, samedi, à la Gay Pride, organisée à Lyon. Elle craignait que cette première participation à une «marche des fiertés» soit perçue comme trop «démagogique». «Les clarifications en cours sont encore trop timides pour pouvoir apparaître à une marche», estime aussi le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), Alain Piriou. Royal, pendant un temps, a en effet été présentée par certaines associations homosexuelles comme une «Boutin de gauche». Le premier secrétaire François Hollande devrait, en revanche, participer au défilé parisien le 24 juin.

Cherchant à corriger son image, Ségolène Royal rappelle volontiers : «C'est moi qui, dans les faits, ai créé l'homoparentalité, avec la loi sur l'autorité parentale.» Sans encore promettre explicitement un droit à l'adoption, elle souligne que «ce qui compte, c'est la qualité du projet familial», qu'il soit formulé par des personnes de sexes différents ou du même sexe.

Sur la question du mariage homosexuel, la présidente de Poitou-Charentes a toujours semblé en retrait, mettant en garde, en 2004, contre «la confusion des repères». Aujourd'hui encore, elle entoure ses interventions de précautions : tout en plaidant pour le «principe d'égalité», elle préfère parler «d'union» plutôt que de mariage.

«Un peu plus d'angoisse qu'avec les autres»

Mais la candidate sait que les associations gay ne s'en satisferont pas. «Avec Ségolène Royal, on a un peu plus d'angoisse qu'avec les autres candidats sur leur détermination à mettre en oeuvre ces propositions», estime Alain Piriou. Il est néanmoins satisfait des efforts réalisés dans leur direction par la candidate Royal.

Le PS, dans son ensemble, a évolué sur les questions du mariage gay et de l'homoparentalité depuis deux ans. Les présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, et le premier secrétaire François Hollande disposent même depuis le printemps d'une proposition de loi toute rédigée qui «ouvre le mariage aux couples de même sexe avec toutes ses conséquences». «Le mariage peut être contracté par deux personnes de sexes différents ou de même sexe», stipule le texte, qui sera présenté demain par le député de Paris Patrick Bloche. En ce qui concerne l'adoption, il affirme que «l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du candidat à l'adoption ne peut être un motif opposable à sa requête ni ne peut motiver un retrait d'agrément». Allant au-delà de la position du PS, le texte prévoit qu'une «même ouverture est proposée pour l'accès au dispositif d'assistance médicale à la procréation pour les couples mariés, pacsés, ou concubins stables».


La présidente de Poitou-Charentes veut avancer «avec prudence» mais reconnaît aux personnes de même sexe le droit de porter un «projet parental».




ELLE EST pour, avec des précautions. Perspective 2007 oblige, Ségolène Royal a évolué sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et sur leur droit à l'adoption. Elle, qui était réservée, a repris à son compte ces propositions du projet socialiste : «Bien sûr qu'on le fera, le mariage», a-t-elle dit en meeting à Lille. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé», a-t-elle redit vendredi dernier sur France Inter. Pour être encore plus claire, elle l'affirmera dans une interview au magazine gay Têtu, à paraître le 20 juin.

Mais «la façon de faire compte autant que l'objectif», expliquait-elle vendredi, en marge d'un déplacement en Vendée. Pour elle, le mariage, hétéro ou homosexuel, doit s'insérer dans un «projet». Quoi qu'il en soit, si elle était élue, elle agirait avec prudence, «dans le respect des uns et des autres». Tout en s'étonnant de la revendication par les gays «d'une institution bourgeoise» comme le mariage, elle ajoute, mi-sérieuse : «Après, il faudra penser au divorce !»

«Boutin de gauche»

Après avoir hésité et pris des contacts, elle a finalement renoncé à participer, samedi, à la Gay Pride, organisée à Lyon. Elle craignait que cette première participation à une «marche des fiertés» soit perçue comme trop «démagogique». «Les clarifications en cours sont encore trop timides pour pouvoir apparaître à une marche», estime aussi le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), Alain Piriou. Royal, pendant un temps, a en effet été présentée par certaines associations homosexuelles comme une «Boutin de gauche». Le premier secrétaire François Hollande devrait, en revanche, participer au défilé parisien le 24 juin.

Cherchant à corriger son image, Ségolène Royal rappelle volontiers : «C'est moi qui, dans les faits, ai créé l'homoparentalité, avec la loi sur l'autorité parentale.» Sans encore promettre explicitement un droit à l'adoption, elle souligne que «ce qui compte, c'est la qualité du projet familial», qu'il soit formulé par des personnes de sexes différents ou du même sexe.

Sur la question du mariage homosexuel, la présidente de Poitou-Charentes a toujours semblé en retrait, mettant en garde, en 2004, contre «la confusion des repères». Aujourd'hui encore, elle entoure ses interventions de précautions : tout en plaidant pour le «principe d'égalité», elle préfère parler «d'union» plutôt que de mariage.

«Un peu plus d'angoisse qu'avec les autres»

Mais la candidate sait que les associations gay ne s'en satisferont pas. «Avec Ségolène Royal, on a un peu plus d'angoisse qu'avec les autres candidats sur leur détermination à mettre en oeuvre ces propositions», estime Alain Piriou. Il est néanmoins satisfait des efforts réalisés dans leur direction par la candidate Royal.

Le PS, dans son ensemble, a évolué sur les questions du mariage gay et de l'homoparentalité depuis deux ans. Les présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, et le premier secrétaire François Hollande disposent même depuis le printemps d'une proposition de loi toute rédigée qui «ouvre le mariage aux couples de même sexe avec toutes ses conséquences». «Le mariage peut être contracté par deux personnes de sexes différents ou de même sexe», stipule le texte, qui sera présenté demain par le député de Paris Patrick Bloche. En ce qui concerne l'adoption, il affirme que «l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du candidat à l'adoption ne peut être un motif opposable à sa requête ni ne peut motiver un retrait d'agrément». Allant au-delà de la position du PS, le texte prévoit qu'une «même ouverture est proposée pour l'accès au dispositif d'assistance médicale à la procréation pour les couples mariés, pacsés, ou concubins stables».


La présidente de Poitou-Charentes veut avancer «avec prudence» mais reconnaît aux personnes de même sexe le droit de porter un «projet parental».




ELLE EST pour, avec des précautions. Perspective 2007 oblige, Ségolène Royal a évolué sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et sur leur droit à l'adoption. Elle, qui était réservée, a repris à son compte ces propositions du projet socialiste : «Bien sûr qu'on le fera, le mariage», a-t-elle dit en meeting à Lille. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé», a-t-elle redit vendredi dernier sur France Inter. Pour être encore plus claire, elle l'affirmera dans une interview au magazine gay Têtu, à paraître le 20 juin.

Mais «la façon de faire compte autant que l'objectif», expliquait-elle vendredi, en marge d'un déplacement en Vendée. Pour elle, le mariage, hétéro ou homosexuel, doit s'insérer dans un «projet». Quoi qu'il en soit, si elle était élue, elle agirait avec prudence, «dans le respect des uns et des autres». Tout en s'étonnant de la revendication par les gays «d'une institution bourgeoise» comme le mariage, elle ajoute, mi-sérieuse : «Après, il faudra penser au divorce !»

«Boutin de gauche»

Après avoir hésité et pris des contacts, elle a finalement renoncé à participer, samedi, à la Gay Pride, organisée à Lyon. Elle craignait que cette première participation à une «marche des fiertés» soit perçue comme trop «démagogique». «Les clarifications en cours sont encore trop timides pour pouvoir apparaître à une marche», estime aussi le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), Alain Piriou. Royal, pendant un temps, a en effet été présentée par certaines associations homosexuelles comme une «Boutin de gauche». Le premier secrétaire François Hollande devrait, en revanche, participer au défilé parisien le 24 juin.

Cherchant à corriger son image, Ségolène Royal rappelle volontiers : «C'est moi qui, dans les faits, ai créé l'homoparentalité, avec la loi sur l'autorité parentale.» Sans encore promettre explicitement un droit à l'adoption, elle souligne que «ce qui compte, c'est la qualité du projet familial», qu'il soit formulé par des personnes de sexes différents ou du même sexe.

Sur la question du mariage homosexuel, la présidente de Poitou-Charentes a toujours semblé en retrait, mettant en garde, en 2004, contre «la confusion des repères». Aujourd'hui encore, elle entoure ses interventions de précautions : tout en plaidant pour le «principe d'égalité», elle préfère parler «d'union» plutôt que de mariage.

«Un peu plus d'angoisse qu'avec les autres»

Mais la candidate sait que les associations gay ne s'en satisferont pas. «Avec Ségolène Royal, on a un peu plus d'angoisse qu'avec les autres candidats sur leur détermination à mettre en oeuvre ces propositions», estime Alain Piriou. Il est néanmoins satisfait des efforts réalisés dans leur direction par la candidate Royal.

Le PS, dans son ensemble, a évolué sur les questions du mariage gay et de l'homoparentalité depuis deux ans. Les présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, et le premier secrétaire François Hollande disposent même depuis le printemps d'une proposition de loi toute rédigée qui «ouvre le mariage aux couples de même sexe avec toutes ses conséquences». «Le mariage peut être contracté par deux personnes de sexes différents ou de même sexe», stipule le texte, qui sera présenté demain par le député de Paris Patrick Bloche. En ce qui concerne l'adoption, il affirme que «l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du candidat à l'adoption ne peut être un motif opposable à sa requête ni ne peut motiver un retrait d'agrément». Allant au-delà de la position du PS, le texte prévoit qu'une «même ouverture est proposée pour l'accès au dispositif d'assistance médicale à la procréation pour les couples mariés, pacsés, ou concubins stables».


La présidente de Poitou-Charentes veut avancer «avec prudence» mais reconnaît aux personnes de même sexe le droit de porter un «projet parental».




ELLE EST pour, avec des précautions. Perspective 2007 oblige, Ségolène Royal a évolué sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et sur leur droit à l'adoption. Elle, qui était réservée, a repris à son compte ces propositions du projet socialiste : «Bien sûr qu'on le fera, le mariage», a-t-elle dit en meeting à Lille. «Ce qui est inscrit dans le programme du Parti socialiste sera réalisé», a-t-elle redit vendredi dernier sur France Inter. Pour être encore plus claire, elle l'affirmera dans une interview au magazine gay Têtu, à paraître le 20 juin.

Mais «la façon de faire compte autant que l'objectif», expliquait-elle vendredi, en marge d'un déplacement en Vendée. Pour elle, le mariage, hétéro ou homosexuel, doit s'insérer dans un «projet». Quoi qu'il en soit, si elle était élue, elle agirait avec prudence, «dans le respect des uns et des autres». Tout en s'étonnant de la revendication par les gays «d'une institution bourgeoise» comme le mariage, elle ajoute, mi-sérieuse : «Après, il faudra penser au divorce !»

«Boutin de gauche»

Après avoir hésité et pris des contacts, elle a finalement renoncé à participer, samedi, à la Gay Pride, organisée à Lyon. Elle craignait que cette première participation à une «marche des fiertés» soit perçue comme trop «démagogique». «Les clarifications en cours sont encore trop timides pour pouvoir apparaître à une marche», estime aussi le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbienne, gay, bi et trans), Alain Piriou. Royal, pendant un temps, a en effet été présentée par certaines associations homosexuelles comme une «Boutin de gauche». Le premier secrétaire François Hollande devrait, en revanche, participer au défilé parisien le 24 juin.

Cherchant à corriger son image, Ségolène Royal rappelle volontiers : «C'est moi qui, dans les faits, ai créé l'homoparentalité, avec la loi sur l'autorité parentale.» Sans encore promettre explicitement un droit à l'adoption, elle souligne que «ce qui compte, c'est la qualité du projet familial», qu'il soit formulé par des personnes de sexes différents ou du même sexe.

Sur la question du mariage homosexuel, la présidente de Poitou-Charentes a toujours semblé en retrait, mettant en garde, en 2004, contre «la confusion des repères». Aujourd'hui encore, elle entoure ses interventions de précautions : tout en plaidant pour le «principe d'égalité», elle préfère parler «d'union» plutôt que de mariage.

«Un peu plus d'angoisse qu'avec les autres»

Mais la candidate sait que les associations gay ne s'en satisferont pas. «Avec Ségolène Royal, on a un peu plus d'angoisse qu'avec les autres candidats sur leur détermination à mettre en oeuvre ces propositions», estime Alain Piriou. Il est néanmoins satisfait des efforts réalisés dans leur direction par la candidate Royal.

Le PS, dans son ensemble, a évolué sur les questions du mariage gay et de l'homoparentalité depuis deux ans. Les présidents de groupe à l'Assemblée et au Sénat, et le premier secrétaire François Hollande disposent même depuis le printemps d'une proposition de loi toute rédigée qui «ouvre le mariage aux couples de même sexe avec toutes ses conséquences». «Le mariage peut être contracté par deux personnes de sexes différents ou de même sexe», stipule le texte, qui sera présenté demain par le député de Paris Patrick Bloche. En ce qui concerne l'adoption, il affirme que «l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du candidat à l'adoption ne peut être un motif opposable à sa requête ni ne peut motiver un retrait d'agrément». Allant au-delà de la position du PS, le texte prévoit qu'une «même ouverture est proposée pour l'accès au dispositif d'assistance médicale à la procréation pour les couples mariés, pacsés, ou concubins stables».

# Posté le mercredi 14 juin 2006 13:10

Ségolène Royal : "Oser dire les choses en face!"

Ségolène Royal : "Oser dire les choses en face!"
Ségolène Royal: "être socialiste, c'est oser dire les choses en face"

AP | 09.06.06 | 22:08


LA-ROCHE-SUR-YON (AP) -- Ségolène Royal, candidate probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a appelé vendredi à un "socialisme de la confrontation aux réalités".
En déplacement à La Roche-sur-Yon (Vendée), la présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé devant une salle de 900 sympathisants pour un "socialisme qui ose dire les choses telles qu'elles sont". "Afin de renouer la confiance" avec les Français, il faut "agir juste et réformer vite", a-t-elle dit.
Ségolène Royal s'est par ailleurs exprimé sur la mondialisation, demandant à la population française de "regarder de façon positive ce qui se passe dans le monde". Aux politiques, a-t-elle poursuivi, "d'expliquer ces formidables mutations qui sont une chance, un progrès, pour tous".
Sur la question de l'insécurité, la députée des Deux-Sèvres s'est étonnée que "le monopole de la tranquillité publique soit de droite", alors que la sécurité est "en faillite". Selon elle, "la sécurité est un concept de gauche. C'est nous qui allons la réaliser face à Nicolas Sarkozy".
Pour l'ancienne ministre socialiste, "l'ordre public doit aussi être un ordre public social car on construit du solide, du durable sur les socles de la justice".
"C'est ce que j'appelle l'ordre juste", a observé Ségolène Royal. "Jaurès le disait déjà quand il appelait à en finir avec l'injustice qui du père au fils passe avec le sang. Et François Mitterrand aussi pour qui le premier scandale était dans l'injustice fauteuse de désordre". AP

# Posté le samedi 10 juin 2006 06:22